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Technique - Choix d'itinéraire
"À gauche ou à droite ? À droite ou à gauche ?". Tout en cavalant gaiement dans la forêt, qui ne s'est jamais posé la question?...hésitant, pesant le pour et le contre, pour finalement trancher...: "bon, ce sera tout droit !". Néanmoins, la version directissime ne convient que dans le cas où la perplexité n'est pas contrebalancée par une densité de forêt propre à faire fuir un sanglier ou des reliefs à faire pâlir un Suisse.

Voici donc quelques éléments qui devraient faciliter votre choix. En effet, plusieurs questions se posent :

- comment arriver à la balise suivante ? L’attaque de la balise est souvent primordiale, un choix semblant judicieux se terminant par une attaque "foireuse" à 150 mètres dans les fougères, peut être synonyme de catastrophe. Si de l'autre côté une petite trace permet d'arriver à la balise, alors ...

- quels sont les éléments simples qui vont me guider le long du trajet ? On appelait pendant l’époque héroïque ces mains courantes lignes directrices. Routes, chemins, fossés, crêtes ou vallons, plus ou moins parallèles au trait, permettant un déplacement aisé tout en préparant l'itinéraire suivant.

Dans le cas où la forêt est propre et l’option directissime est choisie, il faudra quand même veiller à ce que l'azimut propulse le coureur sur une zone où il pourra se recaler (coupe, marais, route) ...

Afin d'éviter d'allonger inconsidérément l'itinéraire, il faut penser à ne pas couper plusieurs fois le trait rouge, et à ne pas trop s’en éloigner. C’est parti ! La sortie de balise, très importante, me propulse sur mon système de lignes directrices, sans perdre la poignée de secondes d’hésitation. Évidemment, j'avais préparé mon départ de poste avant de poinçonner. La balise suivante est encore loin, je ne lis donc que le strict minimum sur la carte pour un déplacement fluide. J'ai d’ailleurs insisté sur le mot-clé : simplicité.

Il ne sert à rien de tout lire, seules les quelques lignes de mon déplacement me sont présentes à l'esprit. Ce laps de temps doit me servir à regarder la suite des événements : sortie du poste et choix suivant. Un nouveau coup d’oeil doit me permettre de préciser l'attaque de ma balise, de tout en connaître, afin d'avoir une représentation aussi fine que possible du site du poste.

La vitesse de déplacement doit être adaptée à cette démarche "intellectuelle". Mais de nombreux esprits malins s'efforceront de me mettre des bâtons dans les roues pour gripper cette belle mécanique : autre coureur, faute sur la carte, chemin plein de gadoue ... Je les ignore ! C'est le rôle de la concentration, qui, en toute occasion, me permettra de sauver la mise. Si un doute me saisi, je le ferai décrocher. On perd en général plus de temps à changer d'itinéraire, qu’à en réaliser un seul, fut-il mauvais. Bref, une fois choisi, il faut y aller !

De toute façon, la vérité n'existe pas en course d'orientation, ce qui en fait le charme et aussi les difficultés. Cette méthode pratiquée régulièrement (les écoles de CO de cet hivers seront là pour ça), deviendra une habitude. Mais gare aux "automatismes" ! La recherche d’itinéraire est le principal attrait de notre sport, elle doit rester avant tout un plaisir conscient, faisant autant appel à la méthode ainsi décrite qu’à l’astuce, l'opportunisme (Tiens ! Un nouveau chemin !), la forme physique ou encore les capacités et goûts personnels, paramètres difficilement modifiables, et c'est heureux.

Bruno Haberkorn


Date de création : 11/06/2008 @ 10:47
Dernière modification : 15/01/2011 @ 10:40
Catégorie : Technique
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